Découverte

Lait d’ânesse et de jument : Cléopâtre avait tout juste !

5 juillet 2018
lait jument bienfaits mon beau terroir

Quand nous pensons lait animal, la première image qui vient est une fort sympathique vache en train de brouter paisiblement dans une verte pâture. Le digne bovin gambaderait ensuite jusqu’à la traite pour donner le précieux liquide, un lait qui se déclinera de toutes les façons possibles, du lait crémeux d’un chocolat chaud au Reblochon en passant par les yaourts ou le principal ingrédient de votre béchamel.

En creusant un peu, l’image des chèvres et des brebis vient à l’esprit et avec elles tous les délices issus de leur laits. Cependant, ce serait oublier un peu vite que tous les mammifères produisent du lait et que de tout temps, l’homme a su mettre à profit les bienfaits du monde animal.

Vous l’aurez deviné, cette semaine nous parlerons de lait d’ânesse et de lait de jument !

Qui a donc eu l’idée ?

lait ânesse bienfaits mon beau terroir

Impossible, bien évidemment, de répondre à la question. L’utilisation du lait d’ânesse date probablement de la domestication de l’âne, quelque part en Egypte il y a plus de sept mille ans, et celle du lait de jument, surprise surprise, de la domestication du cheval.

La plus célèbre utilisatrice, celle qui a lancé l’utilisation du lait d’ânesse pour les siècles à venir, c’est Cléopâtre. Non contente d’avoir accroché à son tableau de chasse les deux généraux romains que l’on sait, et accessoirement d’avoir inspiré les artistes pour les vingt siècles suivant sa mort, elle a mis à la mode le bain de lait d’ânesse, réputé déjà pour ses propriétés cosmétiques. Evidemment, des générations d’historiens pourraient s’écharper sur le sujet sans que jamais nous sachions si l’anecdote est vraie, mais elle est marquante, la principale qualité d’une bonne anecdote après tout, et a donc grandement contribué à la gloire du lait en question.

Bienfaits du lait: soins et santé à l’honneur

 

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Riche en oligoéléments, particulièrement le fer, et en vitamines, le lait de jument a été longtemps utilisé pour traiter l’anémie, ou comme lait de substitution maternel. D’autant plus qu’il est bien plus digeste que le lait de vache pour les personnes à la digestion capricieuse. Il était donc mis au menu des malades souffrant de toute une collection de troubles digestifs, histoire de requinquer un peu les pauvres diables. Le lait d’ânesse est lui aussi un merveilleux cocktail de minéraux et de vitamines, rien que le meilleur pour les ânons, et même des antioxydants !

Moins gras que les autres laits d’origine animale, s’ils reviennent au goût du jour, c’est moins consommés tels quels que transformés dans le domaine de la cosmétique. La mode des bains de lait est quelque peu passée, sans doute pour de tristes raisons pratiques, mais savons et crèmes gorgés de lait d’ânesse ou de jument deviennent désormais l’or blanc des parfumeries.

Profondément hydratants, anti-âge, correspondant au désir de produits cosmétiques plus naturels, ils font donc un retour en force, deux mille ans après la plus célèbre reine d’Egypte.

Pour découvrir et tester les bienfaits, il ne vous reste plus qu’à rendre visite à Perle de jument et à l’ Asinerie de l’ Arrouey, deux visites épatantes qui font parties des derniers coups de cœur de l’équipe de Mon Beau Terroir !

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