Découverte

Hommage aux butineuses

8 février 2017

Il y a des produits devenus une part tellement banale de nos habitudes alimentaires que nous en oublions le travail des passionnés qui les produisent, les choient, les sélectionnent, jusqu’à les voir arriver dans les échoppes. Généralement, ces passionnés sont du modèle bipèdes, mais ce serait oublier bien vite qu’il n’y a pas que des efforts humains derrière les merveilles du terroir. Le miel, par exemple. Une douceur sucrée que nous trouvons dans tous les placards sous des formes très variées, de l’acacia au tilleul, en passant par le châtaignier et des dizaines d’autres, et combien de fois en saisissant le pot pensons nous aux milliers de voyage effectués par les abeilles pour le remplir? Dire simplement Abeille, c’est un  peu court d’ailleurs. Il en existe plusieurs milliers d’espèces, des minuscules, des étranges, des fascinantes, des solitaires, des grégaires, des en voie de disparition aussi, hélas.

Evidemment, toutes ne produisent pas de miel, la plus connue dans ce domaine étant Apis mellifera, d’origine européenne, une star en son genre tellement célèbre qu’elle a eu droit à son séquençage Adn, excusez du peu. De nombreux autres sont aussi élevées partout dans le monde, comme par exemple l’abeille carniolienne, que vous pourrez admirer au Rucher des Marmottes, et chaque continent, presque chaque pays, a pour cela ses particularités.

Depuis l’aube des temps, les humains ont convoité le miel, comme une source de sucre, mais aussi dans l’antiquité comme part de la pharmacopée. Il a été récolté dans les nids puis plus tard l’homme a facilité le processus en installant les abeilles dans des ruches de paille, avant d’en arriver à nos ruches modernes. Miels polyfloraux, miel d’origine géographique précise, miel monofloral, il se décline sous de nombreuses formes et les études les plus pointues commencent à démontrer que les médecins de l’Antiquité avaient raison sur bien des points en chantant ses vertus.  Il existe même aujourd’hui une variété de miel thérapeutique, commercialisé stérilisé pour ses propriétés cicatrisantes. Histoire d’être précis côté terroir et certification: en France, vous pouvez trouver deux IGP, indication géographique protégée, en Alsace et en Provence, une AOP, le miel de Corse,  et une AOC, le miel de sapin des Vosges…

Quelque soit votre choix, miel de trèfle ou de pissenlit, miel de sapin ou miel de garrigue, rappelez vous cependant : 500g de miel, c’est  8 700 000 fleurs visitées pour nos alliées bourdonnantes. Alors savourez le et remerciez les !

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